Vous devez activer JavaScript dans votre navigateur pour pouvoir utiliser les services du site Bienvenue sur le site dédié à la randonnée et à la découverte de nos sentiers

La Baie de Somme

La côte Picarde
lundi 25 avril 2011
par  Marianne
popularité
14%

La baie de somme est un éclat dans la fracture de notre continent.
Cent millions d’années en arrière, une rupture de l’écorce terrestre
produisant un effondrement, insularisa ce que les Romains appelèrent bien plus
tard la Bretagne (aujourd’hui la Grande-Bretagne) ...
jusqu’alors reliée au continent européen.
Après de nombreuses oscillations de son niveau, la mer s’avança définitivement
dans le détroit et noya l’espace compris entre la Normandie et le Boulonnais.
Beal Jacques, "Baie de somme, Marquenterre",
Arles, Actes Sud conservatoire du littoral, 1997.


Ensablement de la baie de Somme

Le colmatage de la baie est inexorable, + ou - 2 à 3 cm d’exhaussement des fonds par an en moyenne depuis 1963, compromettant les activités portuaires et la pêche.
Ce processus naturel a été accéléré par les aménagements opérés par l’homme dans la baie de somme.
Citons, à titre d’exemple :

  1. La poldérisation des terres fertiles du fond de la baie entre Abbeville et Saint-Valery, dès le 12e siècle ;
  2. Le percement en 1835 du canal du Duc d’Angoulême, parallèlement à la Somme.
    Si l’accès au port de commerce d’Abbeville s’en trouva facilité et régularisé, il a provoqué l’assèchement de la Somme qui ne s’étale plus dans son estuaire ;
  3. Le remblaiement, en 1911, du pont de bois supportant la ligne de chemin de fer entre Noyelles et Saint-Valery, a fermé l’accès des marées à l’arrière-pays.


L’ensablement a des conséquences naturelles immédiates :
métamorphose de la flore par extension rapide des molières ou près salés,
diminution de la production d’invertébrés, et particulièrement des coques et réductions des zones d’alimentation des oiseaux et des poissons contribuant à leur raréfaction dans la baie.
JPEG - 10.5 ko
La côte Picarde,
ce paysage abrite une flore
et une faune remarquable
qui a su s’adapter aux conditions
hostiles du milieu (tempêtes, marées ...)

Le Chardon des dunes (Eryngium maritimum),
emblème du conservatoire du littoral.

Saint-Valery-sur-Somme

La vieille ville est entourée de remparts et d’un fossé dès le XIe siècle.
les entrées sont protégées par un pont-levis.
Au sommet de la colline, l’entrée principale se fait par les tours Guillaume.
En bas, au bord de la grève, la porte de Nevers a été
restaurée à l’identique après les bombardements de 1940.

JPEG - 65.2 ko


L’entrée haute de la vieille ville
se fait par la porte de Haut dite aussi
porte Jeanne d’Arc qui est, avec la tour Harold
située en contre-bas, le plus ancien vestige des remparts
Elle se compose aujourd’hui de deux tours rondes massives
avec consoles, créneaux et mâchicoulis du XVIe siècle.
Ces deux tours, appelées “tours Guillaume”,autrefois
coiffées de toit en poivrière, sont un témoignage
remarquable de l’architecture militaire du moyen âge.
Elles sont construites sur un réseau de salles voûtées et de passages
souterrains en brique qui ont servi de prison pendant la révolution.
Le pont-levis s’est écroulé en 1614.
L’entrée dans la ville se poursuit au-delà des tours, entre deux murs parallèles qui sont reliés, côté ville, par une arcade ogivale édifiée par les soins du corps municipal en 1785.
Un plan de courtine qui reliait la porte de Haut à la tour Harold est encore visible aujourd’hui côté mer.
Jeanne d’Arc, prisonnière des Anglais, quitta Saint-Valery par la porte Haut en décembre 1430 pour se rendre à Rouen où devait avoir lieu son procès.
JPEG - 35.3 ko
Le calvaire des marins

rappelle le passé maritime de Saint-Valery.
Véritable phare du souvenir pour les pêcheurs du Courtgain,
les marins qui passaient devant le calvaire avec leur bateau
ne manquaient jamais de se découvrir.
Orienté face à la mer, il offre un panorama unique su la baie de Somme.
La croix en fer forgé, sculptée en 1851, a été restaurée en 1990.
Les femmes et les enfants du Courtgain venaient y guetter
le retour des bateaux.

Bénédiction de la mer

Née probablement au début du 19e siècle,
la cérémonie de la bénédiction de la mer est encore pratiquée chaque été,
à la faveur d’une grande marée.
Après la messe célébrée en plein air au quartier du Courtgain,
le prêtre embarque sur le baliseur pavoisé, aussitôt escorté par la flottille du port.
Au milieu de la baie, une gerbe de fleurs est lancée à la mer en mémoire des
marins péris en mer.
Puis chaque bateau passe devant le prêtre qui le bénit en le désignant par son nom.

Baptême d’un bateau

Le rite du baptême d’un bateau neuf,
auquel on donnait souvent un nom chrétien,
est d’origine médiévale et survit encore aujourd’hui.
Comme le racontait déjà Anatole France, séjournant à Saint-Valery,
les invités, le patron et sa femme, le prêtre assisté d’un enfant de chœur montaient à bord.
Après avoir d’un enfant de chœur montaient à bord.
Après avoir aspergé le bateau d’eau bénite,
le prêtre jetait sur le pont des poignées de sel et de blé en invoquant la protection de dieu.
Puis le patron brisait une bouteille de vin et la brioche ... devenues au fil du temps du “gâteau battu” et du champagne.
JPEG - 18.1 ko

Les vestiges du Château du Crotoy

Construit vers 1150 par les comtes
de Ponthieu démantèles-en 1674
Dans cette forteresse Jehanne Darc
fut gardée prisonnière
et fut conduit a Saint-Valery en décembre 1430
du 21 novembre 1430 au 20 décembre 1430.

Elle y fut livrée aux Anglais le 8 décembre et
c’est du château que franchissant
à pied la large baie de somme soutenue
par son courage et par sa foi.
Elle fut emmenée vers Rouen ou l’infâme
bucher allait devenir le trône de l’humble
bergère qui sauvait la France.


Dans le port de Crotoy, Le Chalutier Saint-Antoine-de-Padoue

Lancé à Étaples le 26 avril 1970.
Sa ligne de carène remarquable est l’œuvre
des charpentiers de la marine du
chantier naval étaplois Alphonse Calloin d’après
les plans du chalutier "Albatros" conçus par le chantier
naval crotellois Besnard aujourd’hui disparu.

JPEG - 50.1 ko


Son armement s’adaptait selon les espèces à
pêcher : le chalut pour le poisson plat (sole, limande
turbot, raie ...), la crevette et les crustacés,
le filet pélagique pour poisson rond (cabillaud, maquereau, hareng, dorade ...)
et la drague pour la coquille Saint-Jacques.
Le navire a essuyé de nombreuses tempêtes et sombra par deux fois en baie de somme.
Désarmé en 1995, car devint obsolète face aux besoins de la pêche moderne
ce chalutier était voué à un exercice d’incendie.
Il échappa in extremis à ce triste sort grâce à l’intervention de passionnés
décidés de le préserver au Crotoy, son port d’attache, pour le restaurer avec
le concours de la municipalité, de l’Association de sauvegarde du patrimoine
Crotellois et du chantier d’insertion Association du Vimeu.

Ce navire est aujourd’hui l’emblématique témoin de l’âme portuaire et maritime
du Crotoy et de toute une époque en matière de techniques de pêche locale
et de construction navale.

Caractéristiques d’origine

JPEG - 41.9 ko

Propriété de Auguste Leroy,
puis de Christian Levasseur
Rayon d’action : pêche côtière de Dunkerque à Port-en-Bessin.
Port d’attache : le Crotoy
Quartier maritime : Boulogne
Coque en chêne, pont en sapin rouge
Longueur totale : 14,35 m
Plus grande largeur extérieure : 4,51 m
Volume de la coque : 21,26 tonneaux
Jauge brute : 21,31 tonneaux
Jauge nette : 6,91 tonneaux
4 couchettes à caisson et 4 armoires
Tirant d’eau : 1,80 m
Motorisation : Beaudoin diesel 150 CV
puis 287 CV en 1992
Itinéraire de randonnée GPS


Délimité au nord par la vallée de la somme et au sud par la vallée de la Bresle,
le Vimeu dévoile de nombreuses qualités pour le randonneur.
Le Vimeu se caractérise par une structure géologique essentiellement calcaire,
qui culmine à une centaine de mètres au-dessus du niveau de la mer et
dessine ainsi de nombreuses vallées.
Cette configuration permet aux voyageurs de découvrir une campagne et un patrimoine d’une richesse insoupçonnée.
Les vallées, où domine un paysage de bocage, offrent des points de vue majestueux sur nos villages,
où les clochers d’église percent la brume matinale et rythment la vie aux sons des cloches.
Autour de nos communes de plus en plus fleuries se dessinent aussi des haies qui délimitent des vergers où se concentrent diverses variétés d’oiseaux.
Le Vimeu, c’est une architecture défensive avec des mottes féodales et un château fort,
mais aussi de belles demeures précédées,
des pigeonniers, des mares, des croix et des calvaires ....

JPEG - 51.5 ko


Situé entre le Ponthieu et la Normandie, le Vimeu fut marqué par l’histoire.
De nombreuses batailles s’y déroulèrent durant le moyen-âge.
Deux siècle de paix et de prospérité se terminent brusquement en mai 1940.
Les noms de Huppy, Bailleul, Bienfay, Huchenneville et surtout des morts de Caubert ont été marqués par ces événements.
Le Vimeu, c’est une industrie artisanale connue dès la fin du XVIe siècle sous le titre de “serrurerie du Vimeu” et dont la notoriété n’est plus à démontrer.
Il en est de même pour la robinetterie de luxe.
La vallée de la Bresle, quant à elle, se caractérise par une autre industrie gardant ses lettres de noblesse : la verrerie, le flaconnage, les verreries d’art (lustres, vases flacons pour la parfumerie de luxe ...) mondialement connus.
Itinéraire de randonnée GPS
Boucle de 19 km Vimeu

JPEG - 31.5 ko


De ce petit port du sud de la baie de Somme,
vous assisterez au spectacle
du flot qui l’envahit brusquement
ou du jusant qui la dévoile :
un moment inoubliable !
Une richesse des milieux
Les divers milieux naturels de la côte Picarde,
plage, falaise, dune, marais, molières,
haies et bosquets, accueillent plus des 2/3 d’espèces d’oiseaux
migrateurs ou sédentaires sur les 450 présentes en Europe.
C’est également ici, sur la grève à la Pointe du Hourdel, que l’on a le plus de chance de voir des phoques au repos sur les bancs de sable après leurs ébats dans la vague.
Protégée, cette colonie de veaux marins, la plus importante de France, trouve ici calme et nourriture.
Itinéraire de randonnée GPS
Boucle de 15 km au départ du phare de Hourdel


Conclusion :

Dans la baie ne chercher pas le balisage blanc et rouge (GR),
il commence à ST-Valéry-Sur-Somme car la baie reste le paradis des vélos.
De grandes randonnées en boucle sont difficilement réalisables à défaut de
parcourir des routes de liaison ou de nombreuses heures de bord de mer,
par contre, l’intérieur des terres donne plus de satisfaction.
La traversée de la baie reste dangereuse, il vous est conseillé de vous adresser à un guide
ou à défaut de vous renseigniez sur les heures de marrées et risque éventuel (*).

(*) Salicornes de la baie de Somme


La baie de Somme, est un espace naturel riche en produits de la mer : Salicornes (passe-pierres), asters (oreilles de cochons), soudes (pompons), obiones, crevettes, coques, myes, lavagnons, vers et plantes marines.

  • L’Association des Ramasseurs de Salicornes de la baie de la Somme est un
    groupement de professionnels qui valorisent diverses ressources naturelles de la baie de Somme.
  • Leur activité s’inscrit dans une démarche de développements durables, car elle contribue à l’entretien de la baie, notamment à la lutte contre son ensablement.
  • Les pêcheurs professionnels à pied, véritables jardiniers de la mer pratiquent une cueillette manuelle avec un savoir-faire et des outils spécifiques ; c’est une tradition qui se transmet à travers les générations.
  • Pour exercer leur activité, ils disposent, de 300 hectares de concession sur le domaine public maritime, attribués par préfectoraux.
    Tous les ans, L’association procède à des travaux d’entretien de la concession.
  • Dans le périmètre des concessions, la cueillette des salicornes est réservée aux ramasseurs professionnels titulaires de la licence octroyée par le comité Régional des Pêches Maritimes et des Élevages marins et d’une autorisation délivrée par direction régionale des affaires Maritimes.
  • (*) Vous pénétrez une concession, veillez à la respecter ce lieu, à ne pas dégrader le site et à ne pas piétiner les plantes
    Tout ramassage y est passible de poursuites par les agents de contrôle des pêches maritimes et les gardes-pêche.

    L’Association des Ramasseurs de Salicornes


L’équipement de randonnée :

Une paire de chaussures Trail avec des guêtres reste la solution la plus efficace contre le sable en bonne saison.
Attention ! les sandales sont déconseillées (risque de cloques).
Pour la traversée de la baie de somme, une paire de bottes les plus hautes possible et
par mauvais temps, un ciré n’est pas un luxe.
A faire ou à découvrir :
La maison de la baie de Somme et de l’Oiseau

une maison pour comprendre, voir et entendre la baie de Somme
Carrefour du Hourdel
80230 Lanchères
Tel. (+33) 0322 26 93 93
E-Mail : maison.baie@baiedesomme.fr
Le Parc du Marquenterre

Au coeur de la réserve naturelle de la baie de somme
25 bis, Chemin des Garennes
80120 Saint-Quentin-en-Tourmont
Tel. (+33) 03 22 25 68 99
E-Mail : parc.marquenterre(at)baiedesomme.fr
Le Parc Salomon

Là-haut dans les arbres ...
A Saint-Valery-Sur-Somme, sur 3 hectares de forêt
composé de chênes et de hêtre, le parc vous propose plusieurs parcours dans les arbres.
Le parc à proximité d’Intermarché
80230 Saint-Valery-Sur-Somme
Réservation : (+33) 06 84 73 64 64
E-Mail : leparcsalomon(at)hotmail.fr
Le site du parc ICI
Le Musée Picarvie

Retrouvez les métiers des Picards d’autrefois
5, quai du Romerel
80230 Saint-Valery-sur-Somme
Tel. (+33) 03 22 26 94 90
E-Mail : musee.picarvie(at)baiedesomme.fr
Promenade en bateau en baie de Somme

Au gré du temps et des marées
info billetterie et embarquement port de Saint-Valery-sur-Somme
Tel. (+33) 03 22 60 74 68
E-Mail : contact(at)bateau-baie-somme.com
Photo copyleft © Roels Marianne 2011






Visites

39 aujourd'hui
67 hier
241070 depuis le début
2 visiteurs actuellement connectés