Randonnée à Issigeac

jeudi 15 août 2013
par  Marianne
popularité
2%
0 vote

A 20 km au sud de Bergerac, le village d’Issigeac est essentiellement un bourg médiéval. Cependant, ses racines sont bien plus anciennes car des vestiges préhistoriques ont été retrouvés sur la commune.

Au IVe siècle de notre ère, il existait une villa gallo-romaine dont la partie balnéaire a été retrouvée en 1994, à l’occasion de travaux de voirie. Cet édifice était orné de mosaïques, d’éléments décoratifs en stuc. Une nécropole mérovingienne s’implanta sur le site même de la villa, ruinée lors des invasions barbares.

La première mention écrite d’Issigeac date de 1008 et concerne l’église Saint-Martin. En 1153, les textes mentionnent le monastère, qui dépendait de la grande abbaye de Sarlat. Durant le XIIIe siècle, la cité se blottit à l’intérieur de remparts, afin de se protéger des combats de la Guerre de Cent Ans. Cette seigneurie dépendait des seigneurs de Bergerac, mais très vite, les doyens (responsables de la communauté de moines) accaparèrent les droits féodaux, et devinrent seigneurs spirituels et temporels de la juridiction d’Issigeac. Des coutumes (« Charte de privilèges ») furent rédigées en 1298.

En 1351, Issigeac fut rattaché aux biens de l’évêché de Sarlat : dès lors, Issigeac devint une résidence des prélats de Sarlat. L’église actuelle fut construite au XVIe siècle par l’évêque Armand de Gontaut-Biron. Mais bientôt, la cité souffrit beaucoup des Guerres de Religion. Le château et l’église furent en partie détruits, et la cité ne retrouva son calme qu’au XVIIe siècle. L’église et l’actuel château furent reconstruits sous l’épiscopat de François II de Salignac de Lamothe-Fénelon. C’est à cette même époque que Fénelon, célèbre écrivain, résida chez son oncle dans ce château.

En 1789, la cité rédigea son cahier de doléances et connut pendant tout le XIXe siècle de nombreux changements, heureusement sans trop d’effets sur l’architecture du bourg. Malgré un regain d’activités au siècle dernier, la cité s’endormit au début du XXe siècle, ce qui la préserva des grands travaux de réaménagements urbains.

À partir de 1973 et la parution du livre Le Temps incertain de Michel Jeury, Issigeac attire un certain intérêt de la part d’auteurs et de lecteurs de science-fiction[2].

Aujourd’hui, Issigeac est une petite cité qui a maintenant enrayé son exode rural tout en se préservant de l’essor industriel du XXe siècle. Issigeac fut en 1988 le lieu de tournage du film "La Soule" (ancêtre du rugby) de Michel Sibra avec notamment Richard Bohringer. Le marché dominical, relancé par le développement international de l’aéroport de Roumanière, est particulièrement réputé.

wikipedia.org

Distance : 16.319 km
Dénivellation : 280 m 279 m
Altitude min : 31 m
Altitude max : 94 m
Départ : 0.606580/44.730232
Altitude départ : 63 m


Départ : 0.606871/44.73011
 Grand Rue  24560 Issigeac  Pays : France métropolitaine (Aquitaine)

Documents joints

GPS eXchange Format - 42.9 ko
Zip - 4.6 ko
www.nos-sentiers.be

Commentaires

Dernière mise à jour

lundi 6 août 2018

Publication

163 Articles
65 Albums photo
Aucune brève
Aucun site
617 Auteurs

Visites

22 aujourd’hui
95 hier
278533 depuis le début
1 visiteur actuellement connecté