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Les marais d’Harchies-Hensies-Pommeroeul à Bernissart et Hensies

Le parc naturel des plaines de l’Escaut
lundi 14 février 2011
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L’origine des milieux naturels des marais est assez particulier.
Elle est en grande partie due à l’exploitation minière qui a profondément laissé sa marque.
L’homme a creusé une multitude de galeries pour atteindre le charbon affaiblissant par la même le sous-sol.
Il a édifié des terrils, constitués de résidus de schistes et de grès ramenés à la surface pour atteindre les veines de charbon.
Le poids de ces matériaux et la faiblesse du sous-sol ont provoqué des affaissements.
Les étangs de Chabaud-Latour, les prairies humides et les roselières sont des créations involontaires de l’homme.


Les marais se situent dans la vallée de la Haine,
dans une plaine alluviale large, à une altitude maximale de 20 mètres.
Cette rivière coulait autrefois sur une partie du chemin des Maillettes.
Elle constituait la limite entre les entités de Bernissart et de Hensies.

Canal désaffecté Marianne Roels
En 1807, les travaux de construction du canal
Mons - Condé dévient la Haine de son trajet.
Le canal Pommeroeul - Antoing est creusé entre 1823 et 1826.
Aujourd’hui désaffecté ; son chemin de halage compose
une partie d’itinéraire à travers les marais.
Le paysage de la région était autrefois constitué de prairies,
régulièrement inondées par les crues de la Haine.
Celles-ci étaient parsemées d’arbres têtards et parcourues par de nombreux fossés.
L’exploitation intensive du charbon au début du 20è siècle, dans les charbonnages d’Hensies et d’Harchies,
entraîna rapidement les premiers effondrements dès les années 20.
Les dépressions ainsi formées donnèrent naissance aux premiers plans d’eau.
Ces effondrements se poursuivirent encore quelques années après la fermeture de ces charbonnages (en 1964 à Harchies et à Hensies).
Dès les années 1950, les marais d’Harchies-Hensies-Pommeroeul sont connus pour leurs richesses naturelles et plus particulièrement leurs oiseaux.
Le premier accord de protection, portant sur 300 hectares, sera signé en 1956 entre les réserves naturelles RNOB, les propriétaires du marais et les chasseurs.
Depuis grâce notamment à l’implication de la wallonne et de l’Union européenne, cette supérficie protégée a pu atteindre plus de 500 ha.

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Pic vert (wikipedia) auteur Sven Teschke


En 1986, grâce à la loterie nationale et à l’Union européenne,
les réserves naturelles RNOB rachètent l’intégralité du marais
d’Hensies (165 hectares), propriétés du charbonnage.
En fait ce marais est une mosaïque de terrils,
d’étangs, de roselières et de bois humides.
Les milieux les plus secs côtoient les milieux les plus humides,
entraînant une diversité biologique étonnante.
Les terrils, eux-mêmes,sont le paradis des cicindèles,
guêpes et autres abeilles solitaires.
On trouve également à Hensies de nombreuses mares de taille, de substrat
et d’exposition variés, ce qui en fait un véritable sanctuaire
pour les libellules et autres demoiselles.
Les marais constituent d’ailleurs le site le plus riche
de Belgique pour ce groupe d’insectes.
Dans les bosquets humides, l’aulne glutineux et de
nombreuses espèces de saule règnent en maître.
De nombreux pics (vert, épeiche et épeichette), ainsi que le loriot (passereaux) occupent ces zones boisées.

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Pic épeiche (wikipedia) © 2003 - CHATROUX André
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pic épeichette (wikipedia) auteur Thermos CC-BY-SA-2.5



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Le châssis à molettes (Roels Marianne)

Sur les traces du diamant noir


Unique siège

A la fin du XIX siècle,
la société anonyme des charbonnages de Bernissart
décide d’ouvrir un unique centre d’extraction à Harchies.

Deux puits entrent en exploitation situés à
Bernissart dont le dernier ferme en 1926
Pour améliorer l’exploitation, le diamètre
des nouveaux puits s’agrandit à 4,5 mètres.

Au début du XX siècle, on commence à mieux
connaitre les conditions d’aérage des galeries.
Jusqu’alors, les diamètres de 3 à 3,5 mètres,
comme à la fosse Sainte-Barbe,
limitent l’exploitation des galeries
à 600 mères de l’axe du puits.

L’âge d’or du charbon.
Le châssis à molettes qui dresse ses 54 mètres de carcasse
métallique domine la fosse Ledoux à Condé-Sur-Escaut.
Il rappelle celui de Harchies, appartenant à la société
des charbonnages de Bernissart.
Cette dernière utilise une technique innovante,
la congélation des terrains faisant de l’eau
sa complice pour conquérir le charbon.

Congélation des terrains

La société de Bernissart expérimente une technique révolutionnaire :
La congélation des terrains, une première en Belgique.
Congelée, l’eau devient une alliée de l’exploitation.
Elle cesse d’être l’ennemie d’hier, responsable des échecs de la compagnie d’Anzin.
Le gel des morts terrains, particulièrement importants à Harchies avec plus de 200 mètres d’épaisseur, forme un « cuvelage » naturel.
L’arrivée de l’électricité améliore aussi les techniques d’exhaure.
L’alternateur de la centrale électrique entrainé par une turbine à vapeur alimente le moteur des pompes installées au fond des deux puits.

L’eau, enfin complice de l’exploitation :

Pour faciliter le creusement des puits, une « saumure » de chlorure de calcium,
refroidie par un système frigorifique à l’ammoniac,
est injectée 24 heures sur 24 dans un réseau de tuyaux truffant le sol.
L’eau présente dans les morts terrains passe à l’état solide et bloque les sables
mouvants, évitant le déferlement de boues dans les puits en cours de creusement.
la technique de congélation des sols est toujours utilisée en travaux publics, en particulier pour le creusement des galeries de métro.

Fin du charbon

AU cours du XX siècle, l’exploitation gagne en efficacité la production s’amplifie pour atteindre 970 tonnes par jour en 1953.
Mais l’année 1964 sonne le glas du charbon.
Concurrencée par le charbon du bassin de Campine, puis par le charbon étranger,
la société de Bernissart est contrainte de fermer le site d’Harchies.
Près de 1200 ouvriers se « retrouvent sur le carreau »
L’ancienne fosse accueille aujourd’hui un musée de la vie ouvrière qui fait
découvrir le matériel et les techniques développés dans les charbonnages.


Aujourd’hui les marais constituent une zone humide d’intérêt biologique.
Plaines de l’Escaut
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